Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 09:06

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Modèle n°32 - Rebecca n'ignore pas que textiles chauds et fourrures abondantes ne sont plus d'actualité si l'on est soucieux de coller au plus près les dernières tendances en ville. Elle optera cette saison pour des petites choses courtes et sexy sans jamais se poser la question de savoir si on est en janvier ou en juin. Car la mode ne doit plus s'encombrer de tels questionnements.

brebisegareejambe---Copie.jpgLa veste en mouton dépourvue du moindre bouton superflu pour ne pas laisser penser au monde de la mode présent au rayon des carottes râpées du dailymonop' que l'on s'encombre de tels questionnements, couvre à peine un petit haut léger un brin échancré permettant à l'organisme d'être en osmose avec l'environnement climatique immédiat, au-dessus d'un collant dont la fonction principale est de dissimuler une jambe pour le moins gracile ne s'encombrant pas de questionnements. Les bottes en cuir d'agneau ne protégeant pas d'une humidité dont on n'aurait de toute façon pas l'idée de se questionner couvrent toutefois l'ensemble du mollet pour une bonne stabilité de la jambe en cas de brise fortuite.

Le froid humide n'étant jamais l'allié d'une mise en pli soignée, l'artiste capilliculteur travaille ici à la structuration d'un laisser-aller dont la maîtrise empreinte de sauvagerie reste prompte à protéger la petite nuque, gracile également, de la moindre tentative de questionnement. Enfin, dans le même esprit d'émancipation des contraintes, le sac des commissions dans une nuance de tons similaires et de grande contenance facilite le transport en une fois des carottes râpées et des endives de la semaine, sans avoir à s'encombrer outre-mesure de tels questionnements.

(photo: José)

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 10:09

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Modèles n°30 & 31 - En pleine fashion week dédiée aux tendances qui seront imposées aux hommes durant une saison automne-hiver 2012-2013 que d'aucuns nous promettent axée autour d'un grand tri maya de type comique quelques jours avant la fin de l'année, il est heureux de noter que tous n'obéissent pas le petit doigt sur la couture du pantalon aux injonctions un brin fascisantes quant à ce qu'il sera séant, ou pas, de revêtir pour paraître alors en société.

padresistant---Copie.JPGQuoi qu'en disent les éternels bougons, l'intemporel trench coat beige n'est jamais hors-sujet en milieu citadin et sa grande sobriété en fait l'allié, depuis près d'un siècle, de tous les styles de vêtements et de tous les styles d'existences. Ici revêtu de manière classique, Kevin (modèle n°30) l'associe à une garde-robe peu ostentatoire, essentiellement axée autour de l'idée d'efficacité au quotidien, même si on peut regretter un ton clair toujours un rien salissant lorsqu'il s'agit de passer en mode désinvolture. Le béret, un temps adopté par un public bêlant comme le symbole d'une rébellion suburbaine avant-gardiste à la mords-moi-le-noeud et caricaturale à souhait, retrouve enfin ses vraies lettres de noblesse, faisant fi des critiques et sarcasmes de la part d'un univers de la mode en réalité totalement accablé par son propre manque chronique de créativité et forcé de reconnaître qu'au bout du compte, ce type de couvre-chef est bel et bien l'emblème de la France, au même titre que la baguette sous le bras, le gros rouge qui tache, Claude Guéant et le fromage qui puent.

Brandon (modèle n°31) n'a pas attendu le grand tri maya de fin d'année pour choisir le camp des fashion-alternatifs. Il opte ici pour un loden sombre, moins salissant que l'imperméable de Kevin et plus adéquat à un maquis efficient. Sa coupe ample, adaptée aux morphologies les plus diverses, permet les grandes enjambées de l'homme d'action. Si Kevin porte le béret encré à gauche, à la manière des militaires, garants comme chacun sait de la démocratie et de mon cul sur la commode, Brandon a une conception plus ambitieuse du port de la galette. Tirée vers l'arrière, elle offre au monde le front volontaire du terrien guidé vers l'avenir tout en lui garantissant la pérennité d'une certaine éthique de la valeur sûre. Et vice versa.

(photos: José)

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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 12:00

Dans mille ans on se souviendra de cette journée glorieuse du début du vingt-et-unième siècle où, dans un espace feutré de mémoire légendaire alors particulièrement prisé des gens beaux et intelligents, apparut comme par magie la première Josette.

Oui mon canard (tu permets que je t'appelle mon canard?), dorénavant à chaque mois sa Josette. Je sais, c'est totalement dément. Le début de l'année sera relativement difficile à supporter pour les amateurs les plus impatients, mais dès avril par exemple, tu pourras t'émerveiller devant pas moins de quatre sublimes Josettes. En mai cinq Josettes, en juin six Josettes, et en septembre? Combien de Josettes en septembre? Si quelqu'un connaît la réponse, merci d'écrire à la rédaction. Les dix mille premiers gagnants recevront l'assurance de ma plus torride affection (date limite du concours: 31 décembre 2048).

A l'annonce d'une rubrique "Josettes", il serait pour le moins déplacé de cacher sa joie immodérément. Mais ce n'est pas tout. Une deuxième nouvelle rubrique fait également son entrée ici-bas, rubrique dans laquelle la rédaction distillera toutes sortes d'avertissements à l'usage là encore des gens beaux et intelligents, les autres ne fréquentant que très rarement cet espace feutré (les statistiques sont formelles). Cette rubrique aura pour titre "Avertissements", alors on se sent soudain tout petit devant la puissance phénoménale du génie créatif en action.


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(Puissance phénoménale du génie créatif en action: José)


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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 08:47

John Barry, Peter Yates, Annie Girardot, Liz Taylor, Gil Scott-Heron, Randy Savage, Oussama Ben Laden, Peter Falk, Maurice Garrel, Amy Winehouse, Lucian Freud, Raul Ruiz, DJ Medhi, tous les hockeyeurs russes du Lokomotiv Iaroslavl, Mouammar Kadhafi, Steve Jobs, Coco Robicheaux, Joe Frazier, le très cher leader du rire de masse Kim Jong-Il et environ cinquante-sept millions d'homo et hétéro sapiens qui n'avaient strictement rien demandé à personne se sont entendus souhaiter il y a un an jour pour jour la bonne année, et surtout la bonne santé.

Ce n'était pas une bonne idée.

Souhaiter la bonne année nuit à votre santé et à celle de votre entourage, provoque le cancer mortel du poumon, nuit aux spermatozoïdes, diminue l'afflux sanguin et provoque l'impuissance, provoque un vieillissement de la peau, bouche les artères, provoque des crises cardiaques et des attaques cérébrales, rend aveugle, diminue la taille du pénis, fait s'enfuir l'être aimé et le chat, fait aimer les sports d'équipe et rend sociable.

SOUHAITER LA BONNE ANNEE ET LA BONNE SANTE TUE.

 

Je vous aurai prévenus.

 

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Jean-Claude Titicaca recevant les voeux de bonne année et de bonne santé de la part de l'Amicale des commerçants (Mexico, vers 1520)


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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 07:45

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tattoomecModèle n°29 - Nier la réalité inutilement n'est pas une solution. La guerre civile devrait maintenant ne plus tarder. Elle nous pendait au nez (mais pas que) depuis un certain temps, d'inévitable elle est devenue nécessaire. Je le sais, c'est Mémé qui me l'a dit. A nous maintenant de saisir tous les petits à-côtés positifs inhérents à la guerre en général et la guerre civile en particulier, exécutions sommaires, meurtres de masse, viols collectifs, toutes ces petites joies simples desquelles il nous faudra savoir à présent nous contenter.

A l'inverse de la plupart de ses contemporaines, trop occupées, en cette saison particulièrement, durant des journées entières de shopping, à tuer le temps en attendant d'être tuées (la frange au vent mauvais), Nadine opte quant à elle pour la sécurité. Rompue aux principaux enjeux nationaux et internationaux et éminemment consciente du critique de la situation, elle est parfaitement au fait d'une très forte probabilité de guerre civile "à l'ancienne" (personnellement je préfère) et des risques encourus, si quand même.

legginimperLe tout nouveau leggin anti-émeute réunit à lui seul et sans faute de goût toutes les spécificités des deux mamelles fondatrices de l'ère nouvelle à venir que sont la séduction et bien évidemment la protection. Epousant parfaitement le galbe puissant et érotique d'une jambe de femme dans l'action, il intègre avec élégance un double dispositif protège-tibias et protège-cuisses tout en permettant au mystérieux et sensuel langage du corps féminin de s'exprimer.

L'imperméable, très début de siècle, un peu juste pour la saison, mais qui revêtu au-dessus d'un lainage garant de chaleur douillette, remplit son office d'étanchéité, et c'est l'essentiel, dissimule par ailleurs une doublure en kevlar nouvelle génération pour un premier degré de protection, toujours utile au quotidien. Son astucieuse coupe très ajustée, autorise de s'équiper en renfort du gilet pare-coups anti-émeute à protection pelvienne (réf. M-9859, voir notre catalogue) et de ses alliés fidèles le fameux protège-bras supérieurs (réf. M-9860) et l'inénarrable manchette pare-coups (anti-émeute également, réf. M-9862, ah non putain ça c'est les jambières de combat). Pour être sûr. Et avec la plus exquise des discrétions.

On se prend à rêver. Ah! Etre une femme!. Et d'ailleurs je bande.

Enfin, les bottines, par un maintien efficace des chevilles, autorisent une dissimulation habile du protège-chevilles (toujours anti-émeute hein, réf. M-9865) sous une fourrure naturellement très souple parce que trop de kevlar, à force, nuit au sex appeal et à une certaine éthique de l'esthétique, à moins que ce soit l'inverse..

L'équilibre des tons est préservé, la féminité sublimée et la sécurité rapprochée.

(photo: José)


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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 08:14

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schoolgirlfightModèle n°28 – On a vu avec quelle odieuse indélicatesse une jeunesse d'aujourd'hui ne se risquant plus à aucune excentricité considère les membres plus âgés de la communauté, avec quelle présomption ces morveux suffisants pensent maîtriser les codes complexes du raffinement urbain.

Ah mais je pouffe.

Car si la très grande majorité des homo sapiens tempère ses comportements vestimentaires au fur et à mesure qu'advient l'inexorable et pitoyable extinction des cellules jusqu'au trou ultime, certains rares et valeureux spécimens se plaisent à emprunter le chemin inverse, faisant fi des railleries d'un monde peuplé d'ovins repus de sécurité publique et de normalité rassurante.

Le pourpre est la nouvelle couleur de la passion. Ignorant tout des subtilités d'une teinte synonyme d'un luxe purplerocamadour-copie-1.JPGautrefois réservé au gratin antique, le profane peine à saisir la palette formidable de nuances qui nous est proposée à travers un agencement vestimentaire par ailleurs totalement arrogant de sensualité.

Le manteau améthyste d'une laine finement tressée procure toute la chaleur nécessaire au confort automnal. Mais c'est bien grâce à l'ajustement obtenu par le sobre ceinturon que la partie inférieure du vêtement s'autorise un laisser-aller particulièrement désinvolte. Gouffre de désir, crevasse d'érotisme, Rocamadour de volupté, l'ouverture très espiègle des pans est prometteuse de toutes les luxures. Le lilas brumeux des bottes d'un stylisme particulièrement novateur adoucit comme il se doit l'outrecuidance tapageuse d'un collant plus proche du zinzolin que de l'aubergine. Par ailleurs, là où le malcomprenant rustique peine à discerner le violet clair du violet foncé, l'esthète appréciera une magistrale symétrie des tons ici obtenue par le port d'un pull à la teinte violine et d'un bonnet floral au bysantium similaire mais pas trop.

Moderne et éclatante de sincérité, la reine pourpre illumine le pavé de sa présence enchanteresse et préfigure les tendances chromatiques majeures de demain, après-demain et après, on verra. (photo: José)


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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 10:10

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Modèle n°27 - A l'approche des mois traditionnellement dédiés à la dépression chronique et au meurtre de masse, l'univers de la mode fort las de cet été indien qui n'en finissait pas n'est pas mécontent de retrouver enfin les journées de six heures et les températures sibériennes.

Si la demi-saison n'est jamais un terrain très propice à proposer l'extravagance vestimentaire dont notre rédaction est toujours friande, l'arrivée de la saison froide est en revanche toujours matière à réjouissances pour qui sait apprécier ces tendances qui sauront nous aider à rester en vie jusqu'au prochain dégel.

muhammar - Copie (2)Pour célébrer le basculement climatique vers quelque chose de plus radical, Heinrich-Mouammar ne fait pas dans la demi-mesure. Directement inspiré d'un style germanique un peu particulier, en vogue vers le milieu du siècle dernier et principalement axé autour d'une conception très nationale du socialisme au quotidien, le grand manteau de cuir est là pour satisfaire les esthètes les plus exigeants. Conçu pour protéger l'humain des conditions météorologiques les plus extrêmes, ses larges pans couvrent les trois quarts du petit corps refroidi tandis que les revers, une fois rabattus sur le torse et le cou, procurent une sensation inégalée d'un confort efficace et léger tout à la fois. Vêtu des pantalon et couvre-chef de la même matière, l'homme est paré pour affronter l'hiver.

Enfin, la faute de goût est astucieusement évitée par le port, d'une part, d'une chemise rigoureuse aux teintes similaires et, d'autre part, par le choix de souliers de ville qui, en se substituant aux bottes rigides et austères d'autrefois, apportent ce petit rien nécessaire et délicat de modernité permettant aux esprits sceptiques de distinguer plus nettement le SS-Obersturmführer bougon de la fashion-victim désinvolte. (photo: José)


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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 09:00

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Modèle n°26 - Après s'être vêtue de haillons pendant les vacances, avoir copulé sans retenue dans la paille à peine fraîche d'étables décrépites en compagnie des bestiaux les plus nauséabonds, mangé avec les mains à même le bois brut de tables grossières et bancales, bu comme un trou les alcools les plus sauvages, vécu de rien, en totale harmonie avec la nature, à des kilomètres de piste défoncée du moindre bar-tabac - bureau de poste - taxi-ambulance - boucherie - sex shop - dépôt de pain - pompe à essence - pompe funèbre, respirez, après avoir partagé en somme, le temps d'un été, le quotidien pour le moins médiéval des dizaines de millions de nos misérables frères et soeurs provinciaux, la femme active capitale n'est pas mécontente de retrouver son environnement naturel où l'on se nourrit de raffinement et où la toilette intime a lieu tous les jours.

26body.jpgOutre les divers éléments vestimentaires axés principalement autour de l'idée de séduction -pantacourt classique et innovant à pattes d'éléphant, petit haut échancré très près du corps et ses motifs de météorites incrustées très actuelles, veste sombre à manches courtes et revers de satinette, désinvoltement ouverte sur une poitrine d'exception, métaux précieux et optiques délicates, souliers floraux d'inspiration gothique-, on notera la présence très discrète de la ceinture de maintien abdominal mettant la femme active férue de shopping (qui n'a plus rien à se mettre) à l'abri d'une descente d'organes en place publique, toujours malvenue en terme d'éthique personnelle à court et moyen termes. Paré de sa boucle ornementale subtile, ce ceinturon pourtant strictement fonctionnel d'un point de vue médical ne saurait être distingué d'entre les autres éléments d'un ensemble vestimentaire par ailleurs très accompli.

Mais en cette rentrée, c'est bel et bien "Cumulonimbus au couchant sur l'Arizona", oeuvre magistrale du maestro capillaire, qui nous illumine de son génie enchanteur. Fluidité dans les tons, impression de fouillis néanmoins parfaitement maîtrisé, mèche travaillée en plume impertinente, cette création d'automne augure quelque chose de résolument saisissant dans ce qu'il reste à imaginer en matière d'élégance pure dans le monde toujours fascinant du cheveu d'exception. (photos: José)

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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 09:10

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Modèle n°25 (double combo) - Après l'amour, la balade dominicale sur les berges du fleuve reste la valeur refuge du couple d'aujourd'hui, assailli de toutes parts de nouvelles technologies et autres abstractions vides de sens qui l'éloignent tous les jours un peu plus de ce qui était la grande force pure des unions solides d'autrefois: la simplicité.

Profitant des beaux jours d'un été certes contrasté mais offrant à qui veut bien l'accueillir d'une étreinte virile mais passionnée de grands instants de décontraction et de profonde plénitude, l'amoureux transi optera dans la sagesse pour des textiles efficaces.

P1070806 - Copie (4) - CopieD'une part, l'habit militaire, lorsqu'il n'est pas souillé bêtement du sang jailli d'une jugulaire bien tranchée à  l'occasion d'une petite embuscade farceuse sur les hauteurs de Kaboul, permettant au fier soldat mort d'être la vedette de la grande cérémonie de remerciements et d'adieux, en présence du pédophile, du gratin et de toute la famille éplorée mais reconnaissante (car elle sait se contenter de joies simples), virgule, l'habit militaire donc, lorsqu'il n'est pas souillé bêtement etc. etc., est toujours du plus bel effet auprès d'une certaine gente que l'on aurait tort de qualifier hâtivement d'essentiellement féminine. En effet, de part sa coupe cintrée à l'entre-jambes, confirmant les qualités viriles du guerrier citadin, le bermuda de camouflage n'est jamais faute de goût si tant est qu'il est accompagné de son ami le couvre-chef, ou sous-chef c'est selon, de même acabit, inspirant respect, déférence, et plein d'autres synonymes chez le citoyen de nos latitudes, qui voit là le rassurant rempart contre l'infamie barbare du mangeur de kebabs peinant à s'extraire de ces époques lointaines et sombres où dans nos campagnes, il n'était pas rare d'entendre mugir quelques féroces soldats venant jusque dans nos bras égorger nos fils, nos compagnes, et je ne sais quoi encore, et adieu veaux, vaches, cochons, encore que pour les cochons, je ne suis pas sûr.

Pour ne pas être confondu avec un vrai biffin assoiffé de barbus en toge et de ce fait prendre le risque d'être égorgé connement lors d'une attaque sauvage et mesquine à la station Saint-Paul-Le Marais, l'amateur du textile kaki dehors (kaka dedans), optera pour un soulier trekking mais pacifiste, fabriqué en Chine et vendu à la chaîne, ce qui ne gâte rien.

D'autre part, l'on pourra opter P1070806---Copie--2----Copie.JPGpour un look similaire sur la forme mais radicalement opposé sur le fond. Si l'on s'éloigne ici d'une esthétique militaire, on n'en est que plus sportif par le choix de chaussures évoquant très nettement les joggings insouciants de notre folle jeunesse et vice versa. Le caleçon de type floral, nostalgique d'un printemps lointain est là encore cintré là où il faut pour ne pas transgresser à la règle très actuelle d'une certaine virilité affirmée et renaissante. Le maillot de corps emprunté à l'esthétique intemporelle des transports routiers internationaux est ici revêtu sur le mode de la désinvolture tout en laissant deviner un téton arrogant de sensualité. Enfin, pour ne pas donner à voir une trop grande nudité qui à coup sûr fût de mauvais aloi dans cette quête de raffinement, la petite chaîne en argent termine d'habiller juste ce qu'il faut l'homme qui a chaud mais sait rester digne.

 

Après avoir inspiré poètes et musiciens, l'amour guide aujourd'hui le couple dans son désir d'esthétisme et de cohérence. Et même si les contrastes se complètent, il faut bien reconnaître que la contrepèterie n'est pas évidente. (photos: José)

 

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A l'esthétisme, la patrie reconnaissante.


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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 07:15

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Modèle n°24 - L'homme dans la pleine force de l'âge, actif et néanmoins soucieux d'une certaine éthique de l'élégance, sans jamais rien laisser transparaître de dérisoires incommodités liées à des conditions climatiques parisiennes faisant passer l'arrière-pays djiboutien pour une séance fraîcheur dans les tiroirs réfrigérés du Quai de la Râpée, sait toujours trouver dans sa solide garde-robe les éléments vestimentaires adéquats à un confort quotidien et une vie professionnelle en harmonie avec le rythme des saisons.

P1070740.JPGSi la référence au chanteur mort Francis Cabrel de sinistre mémoire est indubitable, Tariq affiche un look plus exactement situé à mi-chemin entre navigation de plaisance et Salon du Cheval, usant malgré tout d'habiles subterfuges permettant de ne jamais tourner le dos à une très actuelle désinvolture citadine. On notera à cet égard les manches négligemment retroussées d'une ample chemise de toile denim et le gilet de suédine partiellement boutonné, donnant par là une impression de laisser-aller malgré tout complètement maîtrisé, et conférant une remarquable fluidité au geste professionnel ordinaire.

L'agencement des textiles dit "couche sur couche" poursuit sa course au raffinement par le port d'un ample short immaculé et pour le moins sportif permettant à toutes les parties du corps sans exception d'apprécier les rares brises salvatrices venues de l'ouest, gages d'une hygiène intime irréprochable.

Aussi, comme pour rendre hommage aux vents frais venus des Yvelines, ce monde mystérieux situé à mi-chemin de la civilisation et de la Normandie, la chevauchée vers l'esthétisme ultime s'achève sur un mocassin de style nautique, habituellement indissociable d'une esthétique un rien désuète telle qu'elle est majoritairement appréciée aussitôt franchies les fortifications mentales du Bois de Boulogne et du Parc de Saint-Cloud.

En mariant non sans risque les tendances vestimentaires suburbaines, pour ne pas dire rurales, issues d'une grande couronne bourgeoise qui n'a de parisienne que le nom et le style d'un hypercentre toujours au top lorsqu'il s'agit d'élégance, la saison chaude prend ici une tournure inespérée en relevant l'audacieux pari avec brio.

A suivre: notre conseil fraîcheur...

BOGOSS SEXY SHORT BLANC

Le conseil de la rédaction: Le short ample et pour le moins sportif permet à Tariq d'apprécier les rares brises salvatrices venues de l'ouest, à la condition qu'en complément, il opte pour une accessoirisation underwear minimale mais rigoureuse alliant fonctionnalité et raffinement au quotidien.

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Publié dans : Collection Madre la pipa - Par José Zimbabwe - Lire les 3 commérages - S'exprimer en toute impunité
Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 09:43

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Corbis-42-16258799Modèle n°23 – Bien avant qu'Odessa ne se vît décerner, dans les années 70, le titre glorieux de capitale de l'humour soviétique, sans qu'à aucun moment ne soit prise en compte ton incrédulité d'aujourd'hui quant à ce fait pourtant rigoureusement authentique, le rire était déjà bien implanté en Ukraine comme moyen d'expression courant.

 

Pour exemple, dès 1925, la scène du désopilant massacre sur les marches de l'escalier monumental d'Odessa, imaginée par le réalisateur boute-en-train Sergueï Eisenstein, préfigure un style unique dans l'art très pointu du comique ravageur. A partir de 1931, la qualité de l'humour ukrainien agréé par le Seizième Congrès obtient ses réelles lettres de noblesse avec l'Holomodor qui, par une grande maîtrise de la chute -véritable talon d'Achille de la blague réussie-, parvient à exterminer cinq millions de spectateurs littéralement pliés en deux, par la faim également. Mais c'est en 1986 que la boutade ukrainienne contamine enfin une bonne partie d'une Europe en quête de renouveau humoristique, avec la tordante explosion de la célèbre centrale nucléaire Lénine (du nom du fameux chansonnier-comique troupier) à Tchernobyl, établissement dont l'ambition burlesque n'eut d'égale que la très grande qualité environnementale de sa conception novatrice.

 

Quelques décennies après ces grands moments de divertissement essentiellement axés autour de l'Internationale Socialiste, qui fut au comique ravageur ce que le géant vert est au maïs en boîte, à présent qu'est venu le siècle de toutes les frustrations, la babouchka contemporaine n'oublie pas les douces années poétiques d'une jeunesse insouciante passée au bord de la Mer Noire, bercée d'une ambiance familiale pour le moins joviale, au coin du feu dans l'isba du rire. Si elle perpétue fièrement cette grande tradition de rire au quotidien à travers un total look entièrement façonné autour du concept d'hilarité, elle est aussi une femme et compte bien le crier à la face du monde depuis son lieu d'exil, bien au-delà d'une ligne Maginot tout juste capable d'arrêter le facétieux nuage que l'on sait.

 

ukraine---Copie.jpgCoiffée de la natte traditionnellement bohème des fières Slaves du temps jadis et vêtue de la marinière traditionnelle de grande capacité des fiers marins du temps jadis, l'Ukrainienne expatriée au regard perçant traditionnel des fiers guerriers cosaques du temps jadis n'en est pas moins consciente des exigences vestimentaires d'aujourd'hui. C'est ainsi que sans faillir, elle associe à ces éléments issus de la tradition (du temps jadis) des composantes totalement contemporaines tel ce fuseau sombre et glamour, accommodé comme il se doit d'escarpins d'une irrésistible urbanité. Le gilet subtil, prompt à protéger le petit corps fragile des aléas parfois désastreux d'un changement de saison encore incertain, ne parvient pas totalement à dissimuler les charmes dévastateurs et un rien désuets d'une physionomie d'exception, peu perméable aux standards insipides de l'imaginaire érotique de notre siècle sans passion.

 

L'accessoirisation ne se dépare pas des autres composantes de cet esthétique ukraine---Copie--2-.jpgnovatrice et traditionnelle tout à la fois. Le premier sac, que l'on qualifiera sans hésiter d'antidépresseur, conçu autour du principe de la glace sans teint, permettant aux commissions de voir sans être vues, nous dévoile un aspect méconnu d'un humour ukrainien résolument absurde et désinvolte. En outre, faisant office de miroir déformant, il autorise de se refaire une petite beauté tout en transformant chaque petit moment de nostalgie en tranche de rire inoubliable.

L'autre sac, en cuir de caïman noir pleine peau, est très joli. Mais sa conception de grande contenance lui confère surtout une fonctionnalité peu commune dans une gamme d'accessoires de ce niveau, même s'il peut provoquer l'irritation légitime d'un reptile en voie de disparition, susceptible par nature et de grande contenance également.

 

Enfin, si la croix sur laquelle on cloua autrefois pour le faire taire, pour la rémission de nos péchés et en pure perte de temps le saltimbanque illuminé Jésus, est bien présente pour une basique question de bien paraître dans les milieux où, habituellement, la fashionista assimilée semble se mouvoir aussi aisément qu'un tourteau fluo dans le Dniepr, le collier de perles qui pare sa gorge délicate achève de placer définitivement le total look "Cuirassé Potemkine" dans la catégorie des tendances majeures sur lesquelles il nous faudra compter, pour élaborer à l'avenir un univers de la mode nouveau et sans concession, sujet de chroniques merveilleusement glamour, enfin débarrassées des conclusions les plus hasardeuses, pour le bien des lecteurs et l'émancipation de moi-même. Ainsi soit-il. (photo: José)

 

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Sac en cuir de caïman noir pleine peau, susceptible par nature et de grande contenance


Publié dans : Collection Madre la pipa - Par José Sauvage - Lire les 2 commérages - S'exprimer en toute impunité
Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 19:00

Un reportage brouillon mais néanmoins stupéfiant de José, en direct des soldes.


Corbis-42-16258799Le bon peuple, abreuvé d'images mensongères et d'informations falsifiées, déversées dans son crâne ramolli comme des tombereaux de fumier devant la préfecture les jours de grandes jacqueries, croyait dur comme fer, et ce, depuis des lustres, que le commerce de substances illicites était l'apanage d'une frange rebelle de la population survivant en marge des grandes villes. Désormais, il n'y a plus guère que Eric Zemmour, Mémé et quelques arriérés reclus en zones pavillonnaires pour croire encore à de telles inepties. La crise financière mondiale -dont je me bats vigoureusement l'arrière-train- n'empêchant pas la période des soldes de se dérouler en bonne et due forme, les moyens d'acquérir les étoffes, souliers, parfums et joailleries maintes fois convoités, ont dû de par le fait se diversifier. Car si ne plus gagner sa vie honnêtement est envisageable, rater les soldes ne l'est certes pas.

Aujourd'hui, c'est bien en marge, mais celle des grands magasins au cœur de nos villes, que s'effectuent les transactions consistant à échanger contre argent comptant les produits qui font voyager le cerveau vers des mondes colorés, où la pensée est libérée, l'amour règne en maître, et vice versa.

Au risque de ma vie, et dans l'unique but de te délivrer comme toujours une information de premier ordre, j'ai suivi de près l'une de ces transactions. Tandis que je déambulais à la recherche de la mère la pipe ultime, celle qui saurait te faire frémir plus que de raison, je surprenais une scène prompte à me pétrifier les intimités. Moi qui fut éduqué dans la crainte du Très Haut et le respect immodéré des Saintes Ecritures, je ne devais ma survie mentale qu'à une grande maîtrise de moi-même, telle que me l'enseigna mon maître à penser Kwai Chang Caine, qui tenait lui-même son enseignement de Maître Po. Mais si lors de mon apprentissage au temple Shaolin de l'église de Créteil (Val de Marne), je ne fus nullement contraint d'attraper le petit caillou dans la main du vieux con, ni de soulever la moindre marmite bouillante à la force des poignets pour y marquer à vie les dragons que l'on sait, signifiant ainsi le terme de mon initiation de petit scarabée du catéchisme, c'est néanmoins à la force des poignets, surtout du droit, que je sortais de cette période plus fort mentalement, prêt à affronter les situations les plus délicates et les éjaculations les plus précoces.

Ainsi donc, quelques années plus tard, oui bon d'accord, de nombreuses années plus tard, après avoir relevé haut la main moult défis, comme ceux qu'aime à nous proposer la vie cette putain magnifique, je surprenais la scène de cette stupéfiante transaction. Et afin que nous n'ayons pas, toi et moi, à nous battre à la gitane et donc au couteau derrière la MJC, de Créteil également, pour que tu veuilles bien croire à mes allégations, je prenais quelques clichés pour le moins explicites.

 

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Hormis un néo-nazi trempé dans l'huile bouillante, écorché vif, puis accroché à une esse de boucher en place publique, quoi de plus réjouissant que la vision de deux honnêtes mères de familles, déambulant d'un pas léger vers l'échoppe du plaisir, en quête du petit plus qui saura égailler l'automne d'une vie de rentière bien remplie? A cet instant, nul ne peut soupçonner que Belzébuth s'est d'ores et déjà immiscé dans cette scène d'une apparente et consternante banalité. Et pourtant, se prépare devant nous la plus terrible des infamies. Les deux délinquantes affichant une sérénité à faire passer le Dalaï Lama pour un psychopathe épileptique atteint du syndrome de la Tourette, le contact s'établit sans éveiller le moindre soupçon chez le milicien infiltré (ici à l'arrière-plan) chargé de surveiller les agissements interlopes au sein de la population. 

La vendeuse, malgré le port d'une garde-robe d'inspiration bourgeoise tendance rive droite, est un tantinet trahie par la doudoune caractéristique des professionnels de la vente de stupéfiants en milieu suburbain. Restant sur ses gardes, la main gauche toujours prête à défourailler la méchante lame qui saura, au cas où, la sortir d'un mauvais pas, la marchande d'illusions mentales tient tout de même à préciser à son interlocutrice toxicomane que la période des soldes ne concerne pas cet échange commercial en particulier. Quoi qu'il en soit, le marché est rapidement conclu pour la satisfaction des deux parties en présence. 

 

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Nonobstant les précautions élémentaires à respecter en pareille situation, il convient de rester extrêmement prudente. Le milicien infiltré a disparu mais la cliente tient tout de même à faire le guet pendant que la vendeuse prépare la marchandise. C'est le moment le plus délicat de l'opération, car des plus explicites pour qui s'attarderait à observer un tant soit peu le curieux et vilain manège. Inquiétude et impatience se conjuguent pour créer un climat pour le moins tendu. La transaction doit prendre fin au plus vite pour ne pas éveiller l'attention de citoyens soucieux d'une certaine éthique au quotidien. D'ailleurs, la milice anti-stupéfiants apparaît soudain au coin du boulevard. Mais il est trop tard pour procéder à l'interpellation et nos deux rombières aguerries se sont déjà mêlées à la foule des badauds venus profiter comme tout un chacun des nombreuses opportunités de saison.

Mais la chance sera-t-elle éternellement au rendez-vous? Qui vivra verra, et si l'argent d'une mère la pipe avertie ne fait pas le moine, son habit n'a pas d'odeur, et nul cochon qui s'en dédit n'est prophète en son pays. (Merci de rayer la mention inutile)

(photos: José)


Publié dans : Bavardages légers / Reportages brouillons - Par José Sauvage - Lire les 2 commérages - S'exprimer en toute impunité

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